Prix immobilier Finistère : top des villes les plus chères
Alors que le marché de l’immobilier dans le Finistère semble retrouver un nouveau souffle, la question du prix au mètre carré reste au cœur des préoccupations des acheteurs comme des vendeurs. Avec la reprise de l’activité observée ces derniers mois, certaines communes du département affichent désormais des niveaux de prix qui rivalisent avec ceux de grandes villes régionales. Qu’il s’agisse d’appartements neufs ou anciens, de maisons individuelles ou de terrains à bâtir, découvrons ensemble quelles sont les municipalités finistériennes où l’immobilier atteint les sommets.
Le mètre carré le plus cher du Finistère : cap sur Bénodet
La palme de la ville la plus chère du Finistère en matière de prix immobilier revient à Bénodet. Située sur le littoral sud, cette station balnéaire réputée pour sa douceur de vivre et son attractivité touristique affiche un prix moyen de 4 310 €/m² pour les appartements neufs. Un tarif en hausse régulière depuis plusieurs années, tiré notamment par la forte demande de biens de qualité en bord de mer et la rareté de l’offre.
Les appartements neufs toujours en tête
Ce sont sans surprise les logements neufs qui atteignent les prix les plus élevés. À Bénodet mais aussi à Concarneau et Quimper, l’offre se recentre sur des résidences de standing avec prestations haut de gamme. Les coûts de construction, la qualité des matériaux, mais aussi la performance énergétique (RE2020) contribuent à tirer les prix vers le haut.
Maisons anciennes : des écarts marqués entre littoral et intérieur des terres
Si les maisons anciennes restent très recherchées, notamment par les familles et les jeunes couples en quête d’espace, le prix varie fortement selon la localisation. Ainsi, à Fouesnant, le mètre carré atteint en moyenne les 3 200 €/m², contre seulement 2 000 €/m² en zone rurale ou dans des communes de l’intérieur comme Carhaix ou Rosporden.
Des villes intermédiaires qui tirent leur épingle du jeu
Des villes comme Quimper ou Morlaix affichent des prix plus modérés mais néanmoins stables, autour de 2 500 €/m² pour une maison ancienne bien située. Ces communes bénéficient d’un bon équilibre entre services, attractivité économique et qualité de vie, ce qui en fait des marchés résidentiels porteurs.
Les terrains à bâtir toujours convoités
Le foncier reste très recherché, notamment pour construire des maisons individuelles. Sur la côte, les terrains à bâtir peuvent grimper jusqu’à 300 €/m² dans les zones tendues et touristiques. À titre de comparaison, on trouve encore des parcelles à moins de 100 €/m² dans le centre Finistère.
Ces écarts de prix s’expliquent par la tension du marché, la disponibilité des terrains, et l’évolution des réglementations locales d’urbanisme qui limitent l’étalement urbain et encouragent la densification des zones déjà construites.
Quelles perspectives pour 2024 ?
Alors que les taux d’intérêt amorcent une baisse lente mais progressive, le pouvoir d’achat immobilier des ménages pourrait légèrement s’améliorer au cours du deuxième semestre 2024. Néanmoins, dans le Finistère comme ailleurs, le marché reste contrasté : les zones littorales prisées continueront probablement d’afficher des niveaux élevés, tandis que l’intérieur des terres pourrait voir une stabilisation, voire une légère baisse selon la dynamique démographique et économique locale.
Pour les investisseurs, le littoral du sud-Finistère (Fouesnant, Bénodet, Concarneau) reste une valeur sûre, avec un potentiel locatif saisonnier élevé. Les primo-accédants, quant à eux, devront s’orienter vers les communes offrant un meilleur rapport qualité/prix dans les secteurs périphériques ou semi-ruraux.
Classement des villes les plus chères du Finistère : top 5
- Bénodet – jusqu’à 4 310 €/m² pour du neuf
- Fouesnant – environ 3 200 €/m² pour les maisons anciennes
- Concarneau – autour de 3 000 €/m²
- Quimper – proche de 2 500 €/m²
- Morlaix – entre 2 300 et 2 500 €/m²
Ce classement présente un aperçu des villes où le prix au m² est le plus élevé dans le Finistère. Il met en lumière l’écart croissant entre les communes attractives du littoral, véritable moteur du dynamisme immobilier, et les territoires de l’intérieur où les prix restent plus accessibles.
Conclusion : un marché dual aux perspectives variées
Le marché de l’immobilier dans le Finistère continue de refléter une certaine dualité géographique. D’un côté, une façade maritime très convoitée où les prix poursuivent leur ascension ; de l’autre, un arrière-pays plus accessible mais moins dynamique. Pour les porteurs de projets, il convient de bien définir ses objectifs : investissement locatif ? résidence principale ? résidence secondaire ? Une analyse fine des prix, des tendances locales et de la qualité de vie permettra de faire le bon choix.
Avec un marché en mutation et des territoires aux profils variés, le Finistère reste une terre d’opportunités pour tous ceux qui souhaitent investir ou s’installer dans un cadre naturel d’exception.